Le 20 octobre 2005, Libération publiait un « rebond » de Thomas Clerc intitulé « Mon coeur est mort (pour Guillaume Dustan) ». Quelques jours plus tard, nous avons fait parvenir ce texte au journal qui, après de longues tergiversations, a refusé de le publier. Libération aura donc fait le choix de parler de Guillaume Dustan sans aborder les questions de santé publique. [la suite]
Depuis plus d’un an, un débat sourd a lieu à Act Up : comment répondre à Dustan. Ecrire cette phrase, en soi, est le constat d’une tristesse. En général, Act Up n’hésite pas. Act Up répond tout de suite ou, en tout cas, le plus vite possible. C’est notre habitude. [la suite]
La lecture des livres de Guillaume Dustan provoque très vite un sentiment de dégoût, de fatigue. Il y a là de l’acharnement, de la haine et la volonté de détruire une des plus belles aventures collectives de la communauté homosexuelle. On joue sur un terrain facile, sur des images éculées : Act Up, la secte, le ghetto, les pauvres hystériques, les puritains, les moralisateurs, les rabats-joie. On fait de la polémique à la petite semaine, la baise sans capote devient un fond de commerce et on passe dans les émissions de Dechavanne. [la suite]
Je ne prétends pas faire une critique littéraire des livres de Dustan. Mais lorsqu’un livre fait entrer ainsi, de façon limpide, des personnes réelles, nous ne sommes plus dans la fiction, dans la création mais sur la scène publique, celle de l’opinion. La position politique de l’écrivain se lit clairement. [la suite]
Guillaume Dustan va bientôt publier un nouveau livre. Il semble utile de préciser deux ou trois faits. [la suite]
le 3 octobre 2005 Barebacker, Dustan a valorisé le sexe à risque et prétendu qu’on ne mourait plus du sida. Il a étayé cette doctrine mortifère avec des arguments racistes [1]. Combien de personnes, influencées par ses discours, ont-elle cru que le sida n’était plus rien ? Sa mort n’efface pas sa (...) [la suite]
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