La pénétration du VIH à l’intérieur de la cellule nécessite au préalable une étape qui est la reconnaissance par l’enveloppe virale (GP120) de molécules de surface cellulaire appelées récepteurs et co-récepteurs. Leur fonction habituelle est de reconnaître des substances solubles connues sous le nom de chémokines (substances chimio-attractantes). Le récepteur ayant la plus haute affinité pour le VIH est la molécule CD4. Un co-récepteur est nécessaire à la pénétration du virus, ce peut être soit la molécule CXCR4 ou fusine, reconnue seulement par les VIH-1 qui se répliquent dans les lignées de cellules T en induisant une fusion cellulaire (virus inducteurs de syncytium ou SI), soit une autre molécule nommée CCR5, exprimée surtout par les lymphocytes T mémoires et les macrophages, utilisée par les VIH-1 lymphotropes et aussi par les virus monocytotropes Non Inducteurs de syncitium (NSI). La découverte de ces récepteurs permettra sans doute la mise au point de substances (dérivées des chémokines) capables de bloquer l’entrée du virus dans la cellule hôte en empêchant la reconnaissance d’un ou des co-récepteurs par le VIH.
Voir CCR5 et CXCR4 ainsi que SI/NSI et chémokines.
CCR5, CXCR4, si ces sigles ne sont pas très clairs pour la plupart des personnes vivant avec le VIH, il s’agit pourtant d’éléments importants à prendre en compte. Depuis quelques années les chercheurs travaillent à en comprendre la fonction et à savoir l’utiliser pour mieux combattre le VIH. Profitons de ces colonnes pour faire le point des connaissances actuelles dans ce domaine. [la suite]
Du 4 au 8 février dernier s’est tenue à Chicago la " 8e conférence sur les rétrovirus et les maladies opportunistes ". La tendance de cette huitième année s’inscrit dans la lignée des dernières : après une forte prépondérance de la clinique, la recherche médicale s’oriente de plus en plus vers la compréhension des mécanismes, tant de la cible à combattre, le VIH, que de l’immunité. [la suite]
[ réalisé avec SPIP | À propos de ce site | fil RSS
]