Les médecins et les membres du corps médical sont tenus au secret médical. Ils ne peuvent pas, en principe, faire usage des informations sur votre situation, que ce soit au plan médical, au plan social, sauf dans des cas très particuliers où la loi leur impose de déclarer ce qu’ils savent (sévices à enfants par exemple). Cependant, le secret médical peut être levé dans le cadre d’enquêtes sur trafic de stupéfiants : un juge enquêtant sur un réseau de revente, est habilité à réquisitionner des dossiers (...) [la suite]
Il est fréquent que les usagers de drogues admis dans des établissements de soins ne soient pas considérés comme des patients comme les autres et soient reçus ou traités comme des « malades de la drogue », même s’ils demandent à être pris en charge pour d’autres pathologies ou problèmes somatiques. [la suite]
Aujourd’hui, tous les produits de substitution existant concernent la classe des opiacés. Si une hospitalisation vous impose d’arrêter votre consommation (soit que le règlement intérieur l’impose, soit que vous ne puissiez plus vous procurer de produits) et si cet arrêt doit entraîner des problèmes de manque, vous êtes en droit de demander un traitement de substitution (si vous êtes en manque d’opiacés) ou des médicaments contre la douleur. [la suite]
Les usagers de drogues sont souvent considérés à tort comme peu observants ou respectant mal les consignes de traitement. De nombreuses études ont prouvé que ces idées reçues étaient fausses, les usagers de drogues, une fois convaincus de l’intérêt du traitement, sont tout aussi observants que les autres, voire même plus. [la suite]
Il n’y a aucun accès à des seringues propres en détention. [la suite]
Tant que l’usage de drogues restera interdit par la loi et passible de sanctions pénales, la situation des usagers de drogues à l’égard du système de soins restera ambiguë et incertaine. L’accès aux soins des usagers de drogues pose deux problèmes : celui du secret médical (les médecins et le corps médical sont-ils tenus de garder secret ce qu’ils savent de vos consommations, même si elles sont réprimées par la loi ?) et celui de l’aide et des soins auxquels peuvent prétendre les usagers de drogues actifs, qui consomment plus ou moins quotidiennement des produits interdits (l’usage de drogues dans un (...) [la suite]
La répression et l’exclusion entravent l’accès aux droits et aux soins. La précarité et la stigmatisation fragilisent des populations entières et peuvent les rendre plus vulnérables aux problèmes sanitaires et à l’épidémie de sida. Sont regroupées dans ce chapitre toutes les informations sociales, juridiques et pratiques, nécessaires aux personnes qui se trouvent privées des mêmes droits que le reste de la population. Il s’agit de l’entrée et le séjour en France pour les étrangers, de la prostiution, de l’usage de drogues illicites, du changement de sexe et de l’incarcération. Autant de situations où (...) [la suite]
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