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La
rencontre des ministres du commerce de l'ensemble des pays
membres de l'OMC qui se tiendra au Qatar sera décisive
pour les malades des pays en développement.
C'est
pourquoi les associations de personnes atteintes et les associations
de lutte contre le sida se mobilisent et demandent à
Mike Moore, directeur de l'OMC, de se prononcer afin que plus
aucune entrave ne puisse être faite à l'accès
aux médicaments et à la santé.
Qatar
: lOMC ne peut entraver laccès aux traitements
pour les malades
Du
9 au 13 novembre, au Qatar, lOMC devra se prononcer
sur laccès aux médicaments pour les malades
des pays en développement.
Les
gouvernements africains ont demandé un moratoire sur
les actions devant lOMC menées à lencontre
des pays pauvres qui veulent recourir à des médicaments
copiés, moins coûteux. Si lOMC le leur
refuse, elle aura choisi son camp : celui des pays riches.
En renforçant le monopole des grandes compagnies pharmaceutiques
occidentales elle continuera ainsi dentraver laccès
aux traitements.
Malgré
la mobilisation internationale, 90% des malades du sida de
la planète nont toujours pas accès aux
traitements essentiels à leur survie. Chaque jour des
milliers de personnes qui pourraient être traitées
meurent.
Dans
ce contexte, le prix des médicaments joue un rôle
déterminant. Et la diversification des sources de production
est indispensable pour que lensemble de la palette thérapeutique
anti-VIH/sida soit abordable, durablement, pour les malades
des pays pauvres.
Les
accords internationaux sur la propriété intellectuelle
autorisent les pays à produire ou à importer
des copies de médicaments. Une partie des traitements
anti-VIH sont fabriqués dans certains pays, comme lInde
ou le Brésil, et vendus à bas prix ce
qui a notamment pour effet dobliger les multinationales
pharmaceutiques à aligner leurs tarifs.
Mais
la plupart des pays en développement, soumis à
pression, hésitent encore à autoriser la production
ou l'importation des copies de médicaments, craignant
les représailles des pays occidentaux. Les productions
locales ne concernent donc que très peu de pays et
il nexiste toujours aucune copie des traitements les
plus récents qui restent inabordables.
Cest
pourquoi, les pays de lOrganisation de lUnité
Africaine demandent, quen novembre prochain, lOMC
donne officiellement des garanties aux pays qui souhaitent
recourir à des copies de médicaments.
Les
Etats-Unis et lUnion Européenne sopposent
fermement à cette mesure et continuent dimposer
aux pays en développement des règles plus contraignantes
encore que les accords internationaux.
Malgré
les discours récents de certains responsables politiques,
dans les faits et par leurs pressions, ils refusent aux plus
pauvres lutilisation de dispositions dont eux-mêmes
usent couramment dans dautres domaines que la santé
(les licences obligatoires, notamment).
Au
Qatar, les Ministres du Commerce du monde entier vont ratifier
une déclaration qui précisera les règles
du commerce international pour les années à
venir. En matière daccès aux traitements
et à la santé, l'enjeu est considérable.
Des médicaments abordables et de qualité doivent
être produits et distribués par les pays en développement
sans quaucune mesure de rétorsion ne les inquiète.
Au-delà du moratoire demandé par les pays africains,
les règles du jeu doivent changer. LOMC ne peut
constituer une entrave au droit à la santé.
Lire
également notre
communiqué de presse
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Association
de malades, associations de lutte contre le sida, signez
cette lettre ouverte, et exigez avec nous une réponse
de Mike Moore.
Pour envoyer votre signature, un simple mail suffit
: galk@compuserve.com
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Les
premiers signataires :
Association
African Solidarité (AAS) (Burkina Fasso), AIDS
ACCESS Foundation (ACCESS) (Thailand), Act Up-Paris
(France), ACT UP/East Bay (USA), ACT UP-New York (USA),
AFAS (Mali), AFSU (Cameroun), Agua Buena Human Rights
Association (Costa Rica), ALCS (Maroc), AMAS (Mali),
AIDS Vancouver (Canada), ARAMBE / KAFU-ATA (Bénin),
ARCAD/SIDA (Mali), CESAC (Mali), The Canadian HIV/AIDS
Legal Network (Canada), Community Health Bendigo, Needle
and Syringe Program (Australia), Family Health International
(USA), GNP+ (International), Government Pharmaceutical
Organization (Thailand), Health Gap Coalition (USA),
Medecins d'Afrique (République du Congo), Mieux
Vivre avec le Sida (Niger), NAP+ (Liberia), NOLFOWOP
(Cameroun), Planet Africa (France), ONG EDS (Mauritanie),
RECAJELS (République Centrafricaine), REDS (Cameroun),
RENAPAS (France), Réseau Santé Bouaké
(Cote d'Ivoire), REVS + (Burkina Faso), Salaam Baalak
Trust (Inde), Sharan (Inde), Synergie pour lEnfance
(Sénégal), TAC (Afrique du Sud), WOFAK
(Kenya), etc.
liste
mise à jour le
13/01/02
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