|

|

- Deuxième
semestre
- 15 janvier : Rassemblement de 150 personnes devant la prison
de la Santé, pour exiger que toutes les recommandations
de l'OMS sur le sida en milieu carcéral soient appliquées.
Des slogans sont repris par les détenus. (Slogan : Sida.
Prisons : brisons les exclusions!).
- 20 janvier : Envoi d'une lettre de protestation aux 150
médecins signataires d'une demande de grâce des
Drs Garretta et Allain. Envoi d'une lettre d'avertissement au
Président de la République.
- 26 janvier : Participation à un rasssemblement devant
le ministère de la Santé pour protester contre
les trois pétitions (150 médecins français,
33 prix Nobel, 1600 médecins étrangers) de demande
de grâce des Drs Garretta et/ou Allain
- 27 janvier : Zap devant le siège des laboratoires
Syntex, à Puteaux, pour protester contre leur refus de
mettre en place un programme d'octroi humanitaire du Ganciclovir
oral. Jets de sang factice, militants embarqués. Cette
action est suivie d'un autre zap (le 23 mars) et d'une opération
de lobbying, qui finit par aboutir.
- 11 février : Picketting devant la Palais de Justice, pour
protester contre le procès et la condamnation de Alain
Pinhas, arrêté à la frontière de la
Belgique où il était allé se procurer en
méthadone
- 17 février : Parution du livre d'Act Up-Paris, Le Sida (Editions
Dagorno, collection «Combien de divisions»), pamphlet
de 400 pages qui résume l'ensemble des réflexions
et des prises de position d'Act Up-Paris.
- Février : Engagement actif dans la mise en place du Centre
gai et lesbien. Philippe Labbey, son président, est membre
d'Act Up.
- Février : A l'issue d'un travail de lobbying de plusieurs
mois, les laboratoires Parke-Davis mettent en place un octroi
compassionnel de l'Humatin, éventuellement efficace dans
le traitement de la cryptosporidiose, qui n'était plus
disponible en France depuis 1986.
- 25 février : La commission Nord/Sud d'Act Up-Paris est admise
au comité de pilotage du sommet des chefs de gouvernement
(G17) sur le sida dans les pays du sud, qui doit se tenir à
Paris au cours de l'année.
- 1er février : Embauche d'une salariée au poste de
contacts média-accueil. Gwen Fauchois est engagée
dans le cadre d'un "Contrat Emploi Solidarité".
- 25 février : Act Up manifeste avec les Sourds en Colère
devant l'Hôtel de Ville, pour exiger que les sourds ne
soient plus les oubliés de la lutte contre le sida. Slogans
en langue des signes.
- 1er mars : A l'occasion de la mise en service du nouveau
Code pénal qui prévoit des mesures répressive
à l'encontre de la distribution dans les lieux publics
de messages «contraires à la pudeur», distribution
place de la Bastille de tracts de prévention (Ce message
est-il contraire à la décence?).
- 8 mars : Journée Mondiale des Femmes. Zap à
l'Arc de Triomphe. Dépôt d'une gerbe à la
sidéeenne inconnue. Une banderole de plus de 40 mètres
est jetée du sommet de l'Arc : Sida, les femmes meurent
aussi. Embarquement immédiat des militant(e)s.
- 12 mars : Manifestation avec la CGT contre la maitrise
des dépenses de santé.
- 24 mars : Manifestation silencieuse dans le hall de l'hôpital
Bichat, pour protester contre la mauvaise qualité de la
nourriture dans les hôpitaux en général et
à Bichat en particulier, et la non prise en compte des
nécessités diététiques des patients
VIH.
- 24 mars : Act Up est l'invité de l'émission
Nulle Part Ailleurs (Canal+) pendant 2 heures, à l'occasion
de la sortie du livre.
- 1er avril : Zap à la mairie du 5ème arrondissement,
pour protester contre Jean Tibéri, qui refuse l'installation
de distributeurs de seringues dans les rues sous prétexte
qu'ils peuvent inciter les jeunes à se droguer.
- 6/7 avril : Opération de lobbying pour empêcher
l'intervention opportuniste de François Mitterrand à
la soirée Sid'action. Communiqués de presse, rencontres
avec les associations et les télévisions. Opération
couronnée de succès. Tous ensemble contre le sida.
- 7 avril : Emission Sid'action «tous unis contre
le sida». Act Up y est représenté par son
président et l'un des ses vice-présidents. A minuit
30, dans la salle, zap des militants d'Act Up pour exiger que
l'on parle enfin des problèmes rencontrés par les
toxicomanes, une fois de plus négligés.
- 14 avril : Une vingtaine de militants d'Act Up se rend
dans les locaux du service Gentilini (Pitié-salpêtrière)
pour exiger la fermeture des chambres à trois lits et
la réorganisation du service dans des locaux uniques.
- 15 avril : Zap au Figaro pour protester contre deux articles
d'opinion mettant en cause l'utilité des préservatifs,
faisant état des prétendus «dangers de la
salive, des larmes, de la sueur et des urines» et exigeant
le dépistage obligatoire. Le zap ayant été
«éventé», les militants d'Act Up
trouvent les locaux presque vides (les journalistes ayant préféré
se réfugier dans les locaux voisins du Figaro-Madame).
- 3 mai : Zap
au ministère de la Santé pour réclamer la
fermeture du centre Brin d'Azur, tenu par «Mamine»,
destiné à accueillir des mères séropositives
et leurs enfants. Mamine a une conception très spéciale
des soins et se dit ouvertement hostile à toute forme
de chimiothérapie. Philippe Douste-Blazy s'engage à
fermer cet établissement.
- 6 mai : Colloque
de maires, députés et sénateurs parisiens,
à la Maison de la Chimie consacré à la «physiopathologie
de la toxicomanie». Une seule militante d'Act Up est présente
à l'intérieur du bâtiment. Elle zappe!, exige
qu'une réelle politique de réduction des risques
soit enfin mise en place et exige, entre autres, la distribution
médicalement assistée de l'héroïne.
Expulsion immédiate.
- 10 mai : Zap à l'Académie de médecine,
qui a pris position pour un «assouplissement» du
principe du secret médical dans le cas de la séropositivité.
Les militants d'Act Up sont très violemment pris à
partie par les médecins. Une plainte est déposée
contre l'Académie 3 jours plus tard.
- 20 mai : Lancement de la Journée du Désespoir
qui doit avoir lieu le lendemain. Dépôt d'un cercueil
contenant un squelette et jet de viande pourrie dans le hall
de la DGLDT pour protester contre les politiques de répression
à l'encontre des usagers de drogue.
- 21 mai : Journée du
Désespoir
- 08H00 :
une centaine de croix sont plantées au champ de mars
- 10H00 : des
affiches représentant Mitterrand, Balladur et Veil sont
placées sur les grilles du Panthéon. (Thème
: Aux sidéens, la patrie indifférente). Lecture
des noms de tous les militants d'Act Up morts du sida.
- 13H00 : rassemblement
devant la morgue pour protester contre l'absence de prise en
compte des sidéens sans logements (idée : la morgue
est la seule demeure que l'Etat leur concède).
- 16H00 : Die
in de 500 personnes sur le parvis de Beaubourg. Sirènes
de guerre et lecture d'une lettre ouverte à François
Mitterrand et Edouard Balladur : «Nous sommes désespérés».
Une banderole est jetée sur la façade du centre
Pompidou : Sida : un mort toutes les 30 secondes. Journée
du Désespoir. Des pancartes rappellent, pays par pays,
le nombre des séropositifs et leurs conditions d'existence.
- 24 mai : Zap au siège de la Sécurité
Sociale pour protester contre la réduction de moitié
du budget des caisses nationales alloué à la prévention.
Ce zap est suivi d'un zap fax et phone.
- 26 mai : Zap au siège de l'OMS, à Genève,
pour exiger la participation effective des associations de malades
à la préparation et à la tenue du sommet
des chefs des chefs de gouvernements, prévu pour décembre
1994, et pour accuser les responsables français de ne
tenir aucune de leurs promesses quant à cette participation.
6 militants interrompent une séance pléniaire,
et sont finalement reçus par le Dr. Mersons, directeur
du Global Programm for AIDS, et par la délégation
française. Act Up obtient de Mersons des engagements devant
les caméras de la Télévision Suisse.
- 2 juin : Lancement
de l'opération «Action pour le droit des malades
étrangers en France», qui rassemble une vingtaine
d'associations à l'initiative d'Act Up-Paris. Cette opération
doit durer 7 mois. Objectif : que les étrangers atteints
de pathologie grave soient inexpulsables, qu'un titre de séjour
leur soit délivré, qu'il leur soit permis de travailler
quand ils le peuvent et qu'ils puissent avoir accès à
la protection sociale. Mitterrand, Pasqua, Veil, Douste-Blazy
et Méhaignerie reçoivent 100 fax, chacun citant
le cas d'un étranger en situation irrégulière,
dépourvu de droit et atteint d'une pathologie grave. Conférence
de presse.
- 4/6 juin : A l'occasion du cinquantenaire du débarquement,
campagne d'affichage dans les rues de Paris : «Dans cinquante
ans, nous n'aurons pas de vétérans».
- 7 juin : Zap de Philippe Douste-Blazy au ministère
de la Santé, 6 mois après la parution du rapport
Montagnier. Thème : 6 mois, rien n'a changé. Rassemblement
bruyant sur le parvis du ministère. A l'intérieur,
les responsables d'Act Up exigent que le ministre vienne
immédiatement au local de l'association pour rencontrer
des malades, des toxicomanes, des infirmières. Après
négociation, Douste Blazy se rend rue René Boulanger
où il est sérieusement interpelé.
- 18 juin : Participation à la gay pride sur le
thème : Fier d'être pédé, fière
d'être gouine; fier(e)s de lutter contre le sida. Act Up
a 5 ans, le signale sur sa banderole et par un char en forme
de gâteau d'anniversaire. Pancartes de détournement
des affiches de l'AFLS.

- 24 juin : Picketting devant le siège de la Pharmacie
centrale des hôpitaux, pour exiger que tous les médicaments
soient distribués dans tous les hôpitaux (et plus
seulement à la pharmacie centrale), y compris la nuit
et le week-end. Une délégation est reçue
par M.Baur, le directeur de la pharmacie centrale.
- 14 juillet : A l'occasion de la fête nationale, campagne
d'affichage dans les rues de Paris : "LIBERTE, EGALITE,
FRATERNITE. [* : offre non valable pour les personnes séropositives
et malades du sida]
- Fin juillet/Début aout :
Conférence Internationale
à Yokohama au Japon.
- Août : A l'occasion de
la campagne de prévention de la DGS ("En vacances,
j'oublie tout sauf les préservatifs"), campagne d'affichage
dans les rues de Paris, reprenant le même graphisme : En
vacances, Simone Veil oublie tout, surtout les toxicos, les homos,
etc...
- 10 aout : Action devant l'ambassade du Japon, en liaison
avec les militants d'Act Up-Paris présents à
la conférence de Yokohama.
- 10-11 septembre : Stand d'Act Up à la fête de l'Humanité
- 12 septembre : Participation à l'action de l'ADMEF,
(Action pour les droits des malades étrangers en France)
devant l'Hôtel Matignon, pour exiger une révision
de la législation en vigueur sur les expulsions et alerter
la population sur le nombre et les conditions de ces expulsions.
Picketting, die-in et interpellation. Conférence de presse.
- 17-18 septembre : Salon des homossocialités, quai de la
Tournelle. Stand d'Act Up et participation à plusieurs
débats.
- 22 septembre : Zap d'Act Up sur les problèmes d'hébergement
des personnes atteintes du VIH. L'hôtel Crillon est symboliquement
occupé, et Jacques Chirac est interpelé. Sidéens
non logés ; Hôtel occupé. Les 50 militants
d'Act Up sont embarqués manu militari par la police.
- 25 septembre : Assemblée générale d'Act
Up-Paris. Christophe Martet est élu président,
Nicolas Roland, Secrétaire Général et Yves
Ménager est élu Trésorier. Le poste de Vice-Président
Porte-Parole est transformé en Vice-Président Communication,
poste de Jean Christian Régnier. Création d'un
poste de Vice-Présidente Action-Publique qui revient à
Lobby Anne Rousseau. Redéfinition du poste de vice-président
lobby, désormais en charge d'un Comité Lobby (CL)
et qui est tenu par Michel Celse. L'association compte 365 adhérents.
- 12 octobre : Interruption du discours de Charles Pasqua,
ministre de l'Intérieur, lors du colloque "Toxicomanies
et sida, droits de l'homme et déviances" organisé
à l'UNESCO par SOS Drogue International et la DGLDT. Des
militants d'Act Up vêtus d'un T.Shirt (Plus dangereux que
la drogue : Pasqua), interpellent le ministre : "A l'époque
du sida, réprimer les toxicos, c'est les tuer. Vous êtes
un assassin, M.Pasqua!" A l'extérieur, distribution
de tracts. En quelques minutes, tout le monde est embarqué.
- 26 octobre : Enterrement politique de Cleews Vellay, président
d'Act Up de 1992 à 1994, mort du sida à 30 ans
le 18 octobre. Une pleine page de Libération a été
achetée le 21 octobre pour faire part de la mort de Cleews
et convier à une manifestation. Un rassemblement a lieu
au Centre Gai et Lesbien. De la rue Keller au Père-Lachaise,
500 personnes suivent le cercueil : sifflets, cornes de brumes,
pancartes : "Cleews Vellay et 25 000 personnes en France
sont mortes du sida. Elles ont été tuées."
et "Cleews Vellay, mort du sida à 30 ans.Depuis un
an, il attendait son Allocation Adulte Handicapé."
- 9 novembre : Participation à une action de l'ADMEF
pour empêcher l'expulsion d'une séropositive, veuve
et mère d'un enfant, vers l'Algérie. A 6H30 du
matin, une trentaine de militants tente de bloquer le passage
des frontières à l'aéroport d'Orly, et fait
à cette expulsion la publicité la plus bruyante
possible. L'expulsion est ajournée, le temps pour l'ADMEF
de l'empêcher complètement.
- 14 novembre : Zap de la Caisse d'Allocations Familiales du
XIIIème arrondissement, pour exiger une accélération
du traitement des dossiers d'Allocation Adulte Handicapée
par les COTOREP, la prise en compte du revenu du malade au jour
du dépôt de la demande comme revenu de référence,
et non plus du revenu de l'année précédente
et la revalorisation du montant de l'AAH (environ 3200F). 22
militants bloquent le fonctionnement des guichets en monopolisant
les files d'attente. Une délégation est reçue
dans l'après-midi par M.Steck, responsable national, qui
leur apprend qu'il existe un règlement qui permet de faire
du revenu du jour le revenu de référence ("règle
de neutralisation"). Ac Up-Paris exige que cette information
soit diffusée, prépare le zap du 24 novembre.
- 20 novembre : Participation à la manifestation de
l'ADMEF pour protester contre le durcissement de la politique
d'expulsion des étrangers en situation irrégulière
en France, dont certains sont atteints de pathologie grave. Un
millier de personnes défilent en criant : Malades expulsée
: malades assassinés!
- 24 novembre : Zap de la CNAF (voir le 14 novembre). Une trentaine
de militants envahissent les locaux. Un premier groupe téléphone
et fax une information sur la "règle de neutralisation"
à l'ensemble des réseaux de travailleurs sociaux
de Paris ; un second groupe explique à M.Steck les raisons
de cette action : si la CNAF ne fait rien pour rendre publique
cette règle, les malades se chargeront de le faire dans
ses locaux. M. Steck et son responsable de communication, vertement
interpellés, s'engagent à demander à toutes
les CAF d'informer tous les réseaux d'assistance sociale
en France.
- 29 et 30 novembre : Première diffusion, sur Canal Plus,
de deux spots de prévention politique signés Act Up-Paris.
Les autres chaînes suivront.
- 30 novembre : Stand au village des associations, à
l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida.
Sur le stand, vide, trônent trois urnes funéraires.
Une banderole explique : Cette année, le stand d'Act Up-Paris
est tenu par Luc Coulavin, Marc Maryns et Cleews Vellay. Organisation,
avec la Cellule des personnes atteintes (Act Up, AIDES, APARTS,
GNP+, ICASO, ICW, OPALS) d'une conférence de presse intitulée
L'autre versant du sommet antisida, rassemblant des personnes
atteintes de 30 pays, pour contester la déclaration qui
sera signée le lendemain par 42 chefs de gouvernement
à l'issue du sommet de Paris.
- 1er décembre : Journée mondiale de la lutte
contre le sida.
- 9H15.Une
banderole est dressée de part et d'autre des Champs-Elysées.
On y lit, en français et en anglais : Un sommet de plus
; toujours pas de politique globale de lutte contre le sida!
L'épidémie est hors de contrôle. Die in :
pendant 25 minutes, 60 militants d'Act Up bloquent la circulation
sur l'avenue.
- 18H00.Manifestation.Thème : L'épidémie est
hors de contrôle. C'est le slogan principal scandé
par les manifestants. Il reprend le texte inscrit sur la banderole,
les pancartes et les diapos projetées sur les murs. En
tête du cortège, des militants brandissent 42 panneaux
où sont reproduits les drapeaux des 42 pays participants
au sommet des chefs de gouvernements : Paris - 42 gouvernements
contents - Au Zaïre (en Tanzanie, au Maroc, an Thaïlande
etc.), l'épidémie explose. Cette manifestation,
à laquelle s'est joint AIDES - Ile-de-France, rassemble
15 000 personnes.Toute la journée, présence intensive
dans les médias (Europe 1, France 2, France Inter, etc.).
- 5 décembre : Zap du directeur général de la
Santé, M.Girard, lors d'un colloque de la DGLDT sur la
politique de réduction des risques.30 militants d'Act
Up interpellent M.Girard, qui ne répond clairement à
aucune question.
- 7 décembre : Zap phone et fax de l'Inspection du travail
qui, parce qu'elle a négligé le dossier de Georges
Favray, malade du sida licencié de façon abusive
par son employeur, ne lui a pas permis de réintégrer
son travail comme l'entendait pourtant la loi.
- 8 décembre : Die-in silencieux d'une quinzaine de militants
d'Act Up pendant le discours de Simone Veil à la clôture
d'un colloque intitulé "La vie dans notre société
des personnes malades du sida et des personnes séropositives"
à l'Unesco, auquel participait Act Up.
- 12 décembre : Zap au cocktail de clôture des «Entretiens
de l'Assurance» à la Porte Maillot, auquel se sont
joints plus de 2000 assureurs. Act Up entend protester contre
les discriminations pratiquées par les assureurs à
l'encontre des personnes atteintes par le VIH (secret médical
bafoué, refus ou rupture de contrat de prévoyance
ou d'assurance décès etc.) Une trentaine de militants
couvre de cendres une partie des petits fours, commence un die-in
au pied d'assureurs relativement indifférents, et demande
à être reçue par M.Kessler, président
de la Fédération nationale des assureurs. Ce dernier
est vivement interpelé.
|